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Mémoires croisées des bidonvilles de Dijon jusque 1972 :

la Charmette

 

Une centaine de Dijonnais, (dont 45 à la soirée de témoignages) ont vu et enrichi l'exposition qui a lancé, en juin 2009, l'opération "Mémoires croisées des bidonvilles de Dijon jusque 1972 :la Charmette"

Cette collecte continue. il s'agit de croiser des mémoires (et des éléments d'Histoire) d'un quartier de Dijon, et des immigrations dans le cadre de l'action que mène la Maison de la Méditerranée depuis 2003 :« Ces morceaux de Bourgogne qu'ont contruits nos parents », même si, ici, la construction en cause était de l'habitat précaire, autre thème de l'animation.

Centrée sur le bidonville de la 'Charmette', l'animation s'élargira aux autre bidonvilles de Dijon de la même époque (1958 à 1972), sur cette forme d' habitat précaire dont certains éléments et les désignations sont nées outre- Méditerranée et ont ainsi suivi, en partie, l'emigration depuis la montagnes des Atlas jusqu'aux villes françaises en passant, parfois, par les métropoles maghrebines (Casablanca, Alger, Oran, ...)

A partir de documents d'archives (municipales, de la Police, personnelles, ...) et d'un premier recueil de témoignages (anciens habitants, anciens voisins, militants d'actions de solidarité, travailleurs sociaux, ... ), une exposition suivie d'une confrontation de témoignages a donc eu lieu dans le quartier.. Cette première animation publique devrait permettre d'élargir la collecte de témoignages et de les croiser avec les travaux d'étudiants de diverses disciplines, dont les enseignants ont jugé le projet intéressant et formateur : archivistique, géographie, ..... Il devrait en sortir un document (livre, brochure, ?).

Les objectifs de cette animation se situe sur plusieurs plan :
- les mémoires personnelles et familiales sur des périodes difficiles,
la mémoire de la ville, mettant en parallèle l'habitat précaire de ceux qui ont construites les constructions prestigieuses des années 60 (l'Université, l'Hopital du Bocage)
l'Histoire de l'urbanisation de Dijon et de ses fronts pionniers successifs face à l'agriculture et aux personnes «  étrangères »
-la mémoire nationale sur les modalités d'arrivée en France d'une partie des parents d'actuels Dijonnais
-les rapports entre le Sud et le Nord de la Méditerranée à des époques où se sont succédées les luttes pour la décolonisation ( luttes qui ont souvent eu des bidonvilles comme théatres) et les migrations
- la langue française qui s'est enrichie, pour désigner le logement des pauvres, de mots nés sur l'autre rive de la Méditerranée,

Partenaires : Maison des Sciences de l'Homme, ACSE, Archives municipales de Dijon, Archives de la Police Nationale, étudiants en Archives, en géographie, en Histoire, Ville de Dijon
...

Appel à la mémoire
La Maison de la Méditerranée est une association qui permet à de nombreux Dijonnais d'échanger sur les diverses traversées de la Méditerranée qu'ils effectuent par leurs voyages, leurs cuisines ou, simplement, leurs lectures. La traversée de la Méditerranée la plus fondatrice, pour de nombreuses familles de Côte-d'Or comme pour la société française, est liée aux migrations.
Depuis 2003, la Maison de la Méditerranée, dans le cadre de l'opération « Ces morceaux de Bourgogne qu'ont construits nos parents » (reconnue par la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration), travaille sur les " mémoires des immigrations en Côte-d'Or ". Après une conférence sur l'immigration maghrébine en Bourgogne, une journée sur l'immigration turque, des soirées sur " Vieillir migrant ", un film sur les paysages de Côte-d'Or modelés par des gens venus d'ailleurs, nous nous réunissons chaque année, le 8 mars, sur "  mémoires de femmes de l'immigration " (cette année : l'" hommages aux Mères de Méditerranée ", à la MJC Maladière a réuni 60 personnes).
Cette année, La Maison de la Méditerranée ranime les mémoires autour des bidonvilles de Dijon.
Ces formes d'habitat indigne ont duré à Dijon jusque dans les années 1970. Elles étaient nées aux XIXème siècles et n'ont été affublées du nom de "  bidonville », né en Afrique du Nord, qu'au milieu du XXème siècle. Le plus grand bidonville de Dijon se situait dans le quartier de la Charmette, au Nord de Dijon comme des formes antérieures de logements insalubres. La Maison de la Méditerranée recherche des témoignages, des photos liées à ces bidonvilles. Ceux-ci ont, en effet, hébergé des centaines de Dijonnais et ont, malgré une indifférence trop longue de la société, mobilisé des centaines d'autres Dijonnais contre les conditions qui y régnaient : anciens habitants, voisins, travailleurs sociaux, bénévoles, ...vous avez peut-être quelque chose à partager, un souvenir, une photo...
…..

Cette action se fait en lien avec la Maison des Sciences de l'Homme de Dijon et les Archives municipales.
"Dijon notre ville", s'est construite, pour le meilleur et pour le pire, dans des formes d'habitats qui ont évolué et qui ont, chacune, marqué durablement la conscience collective.

C'est à cette opération de mémoire que nous vous proposons de vous associer en nous envoyant vos témoignages à :

Maison de la Méditerranéec/o MJC Montchapet,
1ter rue de Beaune, Dijon.
Permanences les Vendredis 18h-19 h. Tel 06.24.12.23.26,

 

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