Centrée sur le bidonville de la 'Charmette',
l'animation s'élargira aux autre bidonvilles
de Dijon de la même époque (1958 à
1972), sur cette forme d' habitat précaire dont
certains éléments et les désignations
sont nées outre- Méditerranée et
ont ainsi suivi, en partie, l'emigration depuis la montagnes
des Atlas jusqu'aux villes françaises en passant,
parfois, par les métropoles maghrebines (Casablanca,
Alger, Oran, ...)
A partir de documents d'archives (municipales, de la
Police, personnelles, ...) et d'un premier recueil de
témoignages (anciens habitants, anciens voisins,
militants d'actions de solidarité, travailleurs
sociaux, ... ), une exposition suivie d'une confrontation
de témoignages a donc eu lieu dans le quartier..
Cette première animation publique devrait permettre
d'élargir la collecte de témoignages et
de les croiser avec les travaux d'étudiants de
diverses disciplines, dont les enseignants ont jugé
le projet intéressant et formateur : archivistique,
géographie, ..... Il devrait en sortir un document
(livre, brochure, ?).
Les objectifs de cette animation se situe sur plusieurs
plan :
- les mémoires personnelles et familiales sur
des périodes difficiles,
la mémoire de la ville, mettant en parallèle
l'habitat précaire de ceux qui ont construites
les constructions prestigieuses des années 60
(l'Université, l'Hopital du Bocage)
l'Histoire de l'urbanisation de Dijon et de ses fronts
pionniers successifs face à l'agriculture et
aux personnes « étrangères »
-la mémoire nationale sur les modalités
d'arrivée en France d'une partie des parents
d'actuels Dijonnais
-les rapports entre le Sud et le Nord de la Méditerranée
à des époques où se sont succédées
les luttes pour la décolonisation ( luttes qui
ont souvent eu des bidonvilles comme théatres)
et les migrations
- la langue française qui s'est enrichie, pour
désigner le logement des pauvres, de mots
nés sur l'autre rive de la Méditerranée,
Partenaires : Maison des Sciences
de l'Homme, ACSE, Archives municipales de Dijon, Archives
de la Police Nationale, étudiants en Archives,
en géographie, en Histoire, Ville de Dijon
...
Appel à la mémoire
La Maison de la Méditerranée est une association
qui permet à de nombreux Dijonnais d'échanger
sur les diverses traversées de la Méditerranée
qu'ils effectuent par leurs voyages, leurs cuisines
ou, simplement, leurs lectures. La traversée
de la Méditerranée la plus fondatrice,
pour de nombreuses familles de Côte-d'Or comme
pour la société française, est
liée aux migrations.
Depuis 2003, la Maison de la Méditerranée,
dans le cadre de l'opération « Ces
morceaux de Bourgogne qu'ont construits nos parents »
(reconnue par la Cité Nationale de l'Histoire
de l'Immigration), travaille sur les " mémoires
des immigrations en Côte-d'Or ". Après
une conférence sur l'immigration maghrébine
en Bourgogne, une journée sur l'immigration turque,
des soirées sur " Vieillir migrant ",
un film sur les paysages de Côte-d'Or modelés
par des gens venus d'ailleurs, nous nous réunissons
chaque année, le 8 mars, sur " mémoires
de femmes de l'immigration " (cette année
: l'" hommages aux Mères de Méditerranée ",
à la MJC Maladière a réuni 60 personnes).
Cette année, La Maison de la Méditerranée
ranime les mémoires autour des bidonvilles de
Dijon.
Ces formes d'habitat indigne ont duré à
Dijon jusque dans les années 1970. Elles étaient
nées aux XIXème siècles et n'ont
été affublées du nom de "
bidonville », né en Afrique du Nord,
qu'au milieu du XXème siècle. Le plus
grand bidonville de Dijon se situait dans le quartier
de la Charmette, au Nord de Dijon comme des formes antérieures
de logements insalubres. La Maison de la Méditerranée
recherche des témoignages, des photos liées
à ces bidonvilles. Ceux-ci ont, en effet, hébergé
des centaines de Dijonnais et ont, malgré une
indifférence trop longue de la société,
mobilisé des centaines d'autres Dijonnais contre
les conditions qui y régnaient : anciens habitants,
voisins, travailleurs sociaux, bénévoles,
...vous avez peut-être quelque chose à
partager, un souvenir, une photo...
…..
Cette action se fait en lien avec la Maison des Sciences
de l'Homme de Dijon et les Archives municipales.
"Dijon notre ville", s'est construite, pour
le meilleur et pour le pire, dans des formes d'habitats
qui ont évolué et qui ont, chacune, marqué
durablement la conscience collective.
C'est à cette opération de mémoire
que nous vous proposons de vous associer en nous envoyant
vos témoignages à :
Maison de la Méditerranéec/o MJC Montchapet,
1ter rue de Beaune, Dijon.
Permanences les Vendredis 18h-19 h. Tel 06.24.12.23.26,
contactez nous
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