Pour
le 50°anniversaire de l’indépendance
de l’Algérie et de la fin de la guerre
d’Algérie, la Maison de la Méditerranée
de Dijon prépare un ensemble de manifestations,
ALGERIE+50 : rencontres de
témoignages croisés le 18 mars 2012, conférence
de Benjamin Stora le 8 juin sur les mémoires
blessées de la colonisation et de la guerre
d’Algérie,
Parmi ces manifestations, l’une ne peut se dérouler
sans le concours de suffisamment d’ entre vous.
Il s’agit d’une exposition plurielle
où se croiseront la diversité des mémoires
bourguignonnes sur ces « évènements
». Il s’agit de donner la parole aux anciens
(et enfants de) « indigènes », Pieds
Noirs, immigrés, juifs d’Algérie,
appelés, partisans (FLN ou MNA) de l’indépendance
ou de l’Algérie française, harkis,
militants contre la guerre, ou simples contemporains
de cette période charnière
Pour cela, nous faisons appel à vos témoignages
et à vos souvenirs : Si vous avez photos et des
objets, personnels, des documents sur cette époque
et ces évènements, prêtez les nous,
vous les ferez revivre, nous les exposerons avec vos
commentaires. Ils témoigneront des joies, des
espoirs mais aussi des souffrances et des « petits
riens » que cette période a connus, sur
l’Algérie des années 1950 et 1960,
sur la façon dont les ont vécues, «
ici et là-bas» les Côte d’Oriens
d’aujourd’hui ou leurs familles, …
. ...... ...... . . . . . . . . . . .Madjid, Henri,
Sowel, Luc
en
janvier 2011, Ahmed Benchouk a donné une conférence
à Quétigny sur l'Abbé
Bérenguer un Pied Noir député
dans l'Algérie indépendante.
;
né en Oranie, participe à
la libération de la France, curé dans
diverses paroisses de l'ouest algérien, Alfred
Berenguer s'engage aux côtés du peuple
algérien ... : itinéraire d'un Algérien
hors du commun, en rupture douloureuse avec la communauté
pied-noire ; richesse, à préserver, que
représente la diversité culturelle (y
compris religieuse et philosophique) interne à
chacun de nos pays.
A cette occasion, nous avions rendu hommage à
un autre grand maghrébin atypique, décédé
récemment Abraham Serfaty qui consacra sa vie
à la liberté du peuple marocain.
Le
livre «Alfred Bérenguer , prêtre
algérien ; en toute liberté,
entretiens avec Geneviève Dermendjian»,
(éditions Centurion, 1994, 255 p) est disponible
aupres de la Maison de Méditerranée
en novembre
2010, nous nous sommes réunis entre amis de la
Maison de la méditerranée, enfants de
Harkis ou de militants FLN, Français et Algériens,
sur :Harkis et sociéte française,
un utile échange sur toutes les souffrances
liées à ce nom
En Côte
d'Or comme ailleurs, nous sommes témoins des
dégats qu’occasionnent encore des évènements
passés liés aux relations entre la France
et l’Algérie.
Ces faits, parfois anciens, alimentent encore, plus
ou moins : le racisme, les «replis identitaires
», le sentiment que « justice n’a
pas été faite », sans parler de
leurs contributions aux déchirures actuelles
de l’Algérie. Ces évènements
(colonisation, guerre d’Algérie, exils,
…), la plupart éloignés dans le
temps, sont encore très proches dans les mémoires
de certains d’entre nous.
La Maison de la Méditerranée a la chance
de rassembler parmi ses adhérents ou sympathisants,
des personnes qui ont, par ailleurs, des trajectoires
personnelles ou familiales qui ont croisé ces
« évènements » franco-algériens
: enfants de, ou anciens : militants du FLN, du MNA,
Pieds-Noirs, Harkis, Travailleurs Immigrés des
années 60, Appelés du contingent, Juifs
d’Algérie, coopérants, autres Français
ayant vécu en Algérie, militants métropolitains
"pour la paix en Algérie », pour le
soutien au FLN ou pour l’« Algérie
française », Français qui ont traversé
la période de ces évènements sans
s’en rendre compte, Algériens de France,
exilés de la "décennie noire",
….et lecteurs de Prévert !
La Maison
de la Méditerranée contribue, modestement
et localement, « entre nous », à
la construction d’une mémoire française,
plurielle mais apaisée, sur l’Algérie,
Il ne s’agit pas de renvoyer tout le monde dos-à-dos
ni de faire un « tribunal de l’histoire
», mais dans un premier temps de permettre à
chacun d’exprimer son ressenti, pour certains
des souvenirs douloureux, d’écouter ceux
des autres. Puis de voir comment chacun relie ce souvenir
personnel à une histoire, un évènement
qui le dépasse, de relier à ce que le
même événement, la même date,
a pu laisser comme souvenir (comme souffrance chez l’autre).
Il s’agit de chercher une « Histoire en
partage » (Benjamin Stora), contre l’enfermement
dans des histoires « particularisées »
(Immigrés, Harkis, Pieds-Noirs, Appelés…)
en France, et en Algérie.
Par ailleurs,
en collaboration avec la Maison des Sciences de l'Homme
de Dijon, nous collectons des témoignages sur
la guerre d'Algérie à Dijon
Nos visites de Dijon sur les
traces des Histoires croisées de nos pays nous
permettent aussi de mieux comprtendre la vision de chacun
sur les différents pays où chacun puise
ses sources.
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nous