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Il y a moins de 2 ans, un grand quotidien du soir titrait, à
la Une : « Gitans et Beurs face à face à Perpignan
».
Ces termes « enfermants » figeaient ainsi un conflit
qui s’est terminé par un drame, nourri d’une
histoire locale mais aussi de la façon dont la société
a géré des personnes sur le statut desquelles ont
été accumulé de nombreuses stigmatisations.
La même année, deux films français ont pu
rappeler la présence gitane en Afrique du Nord, présence
qui se perpétue aujourd'hui avec les Hadjeres et Khitanos
(comme dans l'Afrique du Nord-Est avec les Domari). Il faut relire
Alphonse Daudet et Isabelle Eberhardt pour comprendre dans quel
mépris la société française a trop
souvent et depuis longtemps réuni ces deux stéréotypes,
ces « mangeurs de hérissons ». La catégorie
juridique même de « nomades » appliquée
aux « Tsiganes et Voyageurs », est apparue dans la
législation française au XIXè siècle,
à propos de ces autres nomades que la colonisation affronta
outre Méditerranée. Ce passé et ces clichés
illustrent la construction de l' "étranger" et
les dangers de étiquettage de personnes et de groupes.
Et pourtant nous savons tous la contribution de ces 2 origines
à notre culture et pas seulement aux danses!
Suite à la causerie sur ce thème lors d'une soirée
commune aux festivals ""Made in Maroc"
et à "Traversées Tziganes", devant
une centaine de personnes, la Maison de la Méditerranée
envisage de continuer à recueillir des témoignages
et à refaire une soirée publique
contactez nous
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